Aucune explication rationnelle ne peut s’extraire du rendez-vous planétaire des fans footeux décérébrés à la Kro et au cubi de rouge bon marché. À Glauque Land, le cartésien ne se « Freud » pas. C’est un spleen qui désagrège chaque jour des destins apathiques. C’est une désolation comme regarder en boucle le salaire mensuel de Ronaldo à 1.083.000 €. Glauque Land est un rat déglingué crevant sous l’assaut intensif d’expériences biochimiques d’un des laboratoires clandestins d’Olivier Cappaert. L’officine du football business et son insupportable merchandising décimant les derniers neurones de M. Glauque. Ce dernier encaisse en silence. Il a honte mais nage dans cette bouse du sport spectacle pour nourrir ses facultés. Il vénère les cailleras blingblang du ballon aux ornements assassins pour sa santé. Il laboure son propre malheur à coups de dribles, de tacles, et autres fautes d’arbitrages qu’il ne néglige nullement de rapporter à tout le voisinage de cris psychopathiques. Des épithètes datant au bas mot de plusieurs millions d’années. Un environnement agissant malheureusement de concert avec l’aliéné chaque soir de grand match. Par ailleurs, il n’omet point de décimer son entourage ; vétille indispensable au sein du lent processus d’éradication de son existence personnelle. Il fait tourner la football-bactérie et fournit ses proches en germe dégueulasse. Il joue collectif, il est sympathique. Ainsi, il contamine sa femme de ses exhortations, comme les Hiv 1 et 2 d’un travelo tout éclaté du Bois de Boulogne plombent un mec blasé du cul de sa gonzesse.
Glauque Land n’est pas un mythe, il sévit aux quatre coins de l’hexagone. Il est une tristesse démesurée loin de la technicité du sport de haut niveau. C’est au fond un enfant qui se perd, et les millions du football paillette le crèvent. Les liasses édifient sa sépulture au cimetière de sa ville pourrie. Glauque Land, lors de cette ivresse démoniaque qu’il ne maîtrise plus, s’avilit totalement. Ce soir, Glauque est au summum de son affection envers Satan qui le piranhas par tous les pores de son derme. Ibrahimovic, Henry et consorts, représentants officiels de Belzébuth pour le mois en cours, vont lui prendre les derniers millimètres de son existence cancérigène à coups de pétrodollars télévisuels. Glauque Land vient d’apprendre qu’Henry tourne à presque 8.000.000 € net d’impôt annuel. Glauque Land n’en peut plus, mais il la joue grande gueule et prétend, flinguant ainsi son naturel qu’il refoule à en crever. Intérieurement il implore pitié et quémande de l’aide, mais aucun retour en arrière n’est possible. Les névroses sont bien trop métastasiques. Ses limites, depuis longtemps outrepassées. Glauque Land est en sursis. Il le sait, mais n’ose l’avouer. Le foot business et la grammaire improbable de ses protagonistes l’ont anesthésié. Glauque observe sa femme qui rôde autour de la cuisine. Il ne lui confère nulle grâce du passé. Ce soir, il s’agit de lui, mais aussi d’elle qui vacille, carbonisée au coup de tête de Zidane et des millions de ce dernier. Le séisme est imminent. L’épouse de Glauque s’étiole tel un chrysanthème déposé sur la tombe d’un cadavre fraîchement logé au fond du caveau familial. Elle sait également que le salaire de Samuel Eto’o émargeant à 10.500.000 € annuel a fini de vidanger le cerveau de son époux. Dans le coma, son bulbe regrette de s’être épris lors d’un moment confus de sa jeunesse prometteuse, d’un putain de supporter de football. Ce soir, c’est l’ouverture de la Coupe du monde, mais avant tout, le premier match de l’équipe de France. Sa came exécrable de mari l’a fumée. Elle veut maintenant en finir.
Cet homme qu’elle répugne à présent, la précipite dans ses combines de matchs de Coupe d’Europe, de championnat et de World Cup sponsorisés en Kro et tanches de Carré de Vigne plastifiées à deux euros max. Elle accomplit ce rite infâme depuis des années. C’est la vérité. Cette conjointe autrefois allègre s’est refermée comme une orchidée privée de lumière. Un charme du passé gavé de toutes les molécules possibles d’antidépresseurs de la toxico pharmacologique. Sa peine est extrême. Elle pénètre la mort dans une gradualité déconcertante. Le football qui Sodome et Gomorrhe son Glauque Land de mec la conduit par la main au cimetière de ses rêves. Un lieu désormais sur lequel elle mise tout, envisageant les joies futures du repos éternel. Elle n’a qu’un « but » : tirer le rideau sur son destin qu’elle laisse filer au contact de ce trisomique excité du coït ballon/filets. Ce vendredi, à l’approche du grand trépas, elle va se tirer une balle. D’ailleurs, elle a acheté un flingue dans une cité du nord-est parisien. Du gros calibre qu’elle a du mal à tenir dans sa main frêle et fragile. Elle est à cran. Il y a de quoi. Son farfelu exalté du casque lui a programmé le nec plus ultra d’un dîner entre amis. Ce prototype qui ressemble à un évadé de Ville-Evrard* est la cible favorite des revendeurs d’LCD et de plasmas. Il a investi en conséquence. Résultat : France-Uruguay à domicile avec la meute qu’il a conviée pour l’occasion. Des fous furieux hurlant déjà comme des bœufs. Pour elle, la ligne rouge est franchie, mais elle doit tenir encore un peu. Pas longtemps, jusqu’à la mi-temps. Ensuite, elle lui mettra jusqu’à l’os.
Alors, au bout du rouleau, elle ira discrètement se reclure dans la cuisine. Q.G où missiles de binouzes et de bouffes comblent les pulsions du conjoint galérien et ceux de ses complices au Q.I de moule. Sereinement, elle s’enfermera à double tour, fermement décidée à éradiquer son karma de bonniche. Usée, elle déroulera le cinématographe de sa vie si délétère et se laissera glisser le long de la gazinière. Elle recevra l’écho du timbre de son père peu avant qu’elle ne se marie, la suppliant de ne pas s’unir avec ce psychopathe extrait d’un asile psychiatrique** de la banlieue parisienne. Un dernier remord assassin viendra la boxer. Enfin, après avoir maintes fois répété son geste salvateur, elle se fera sauter la tête ; aller simple salutaire hors de ses catacombes massacrées. L’agitateur du troupeau alcoolique restera captivé, vicié par les chimères mythomanes de la télécommande. D’ailleurs, Glauque Land jubile entouré de ses mystérieux phénomènes. Ils sont des clones fantasmant sur des dorures auxquelles ils n’appartiendront jamais. Des V.I.P de la mouise dont rien ne peut arrêter la dégringolade. Voilà, on y est. Elle pénètre dans la cuisine et s’enferme. Le match débute dans une cacophonie disparate. C’est chaud. Le Kop devient aussi abruti qu’un accélérateur de Supercinq Gt Turbo enfoncé à bloc. Glauque Land is ready, ça tombe bien, sa femme aussi.

Le Glauque Land Crew est déjà complètement torché. À cette heure, ils sont les conjugueurs professionnels d’un langage radioactif très singulier. Glauque est jouasse et se contrefout pour le moment de savoir ce que sa moitié bricole. Il étudie avec ses potes le calendrier des matches à venir de l’événement interplanétaire de l’été 2010. Des bringues prometteuses accompagnées du dernier LCD qu’il vient tout juste de s’allouer à crédit sur les 24 prochains mois armé de sa nouvelle carte Cételem spéciale World Cup 2010 in South Africa. Un rectangle à puces lui autorisant déjà une nouvelle levée de fond de 7800 euros. Un pourboire de footeux que bien entendu, il lèvera. Pour cette Coupe du monde 2010, ce crâne mutilé est prêt à tuer. En parlant de carnage, sa femme murée dans le silence les entend aboyer. Glauque Land vitupère, offrant à ses potes un état des lieux de sa dernière acquisition high-tech. Il trinque et ne pense pas à ce énième crédit de consommation, qui vient de pénétrer à sec le compte commun de ce couple mal-en-point. Il est à bloc et se la raconte face à son groupuscule complice de vinasse et de ballon. Il est dans son présent. Il ne remarque rien. Le groupe s’invective façon vache laitière du salon de l’agriculture.
Effectivement, personne n’auditionne la terrible détonation qui est étouffée par le son de l’écran, et les hurlements psychotiques du Kop qui explose d’une seule voix sur une injuste appréciation de hors-jeu. Les injures pleuvent. Glauque débat, boit, rote, hurle en harmonie avec sa bande de dégénérés. L’Uruguay et les cailles sont à égalité. Glauque Land et ses complices de litron règlent leurs automatismes lors de l’incipit de la fiesta sud-africaine. C’est une déflagration dantesque. Il ne distingue point sa femme qui gît déjà dans une mare de sang. Les cons sont dans leur match. Ils font corps avec le match. Ils sont ce putain de match.
Satan, Cissé, Domenech et le team de l’impossible les souillent. Le Kop tance l’arbitre des avanies les plus exécrables que leur matière grise de truies reptiliennes recrache à l’intérieur d’une haine surchargée. Lui et ses alliés sont maintenant calés dans la compétition. Un cauchemar planétaire qui frappera un milliard de psychismes profanés. Arrive la mi-temps. En manque de bière et de vinasse, il meugle à sa femme raide morte un réassortiment du stock avant que les Ribéry, Gallas, et autres wesh gros, nique ta mère cousin, ne reviennent chauds bouillants en découdre avec l’équipe adverse. En charpie sur le sol de cette foutue cuisine qu’ils ont mis six ans à rembourser avec une carte Sofinoga aujourd’hui périmée, elle s’en tape et ne répond pas. Glauque s’est totalement déprécié. L’âme du gosse meurt toujours à l’intérieur d’un crâne d’œuf qui s’éveille. Perpétuellement dans le match, les ploucs refont les actions de la première période. Ils n’ont nullement atterri de leur féerique cérébral, pendant que lui se lève et met une grosse patate dans la porte de ladite cuisine, sur le chemin des chiottes. Il va pisser. Il pisse, soulageant sa vessie du liquide qui l’oppresse et cartonne ses reins à coups de toxines squatteuses. Il pousse sur sa prostate en émettant un rot singulier. Puis, il sort des W.C vacillant et s’avère particulièrement excédé de la non-collaboration de madame.
Il remonte sa braguette devant l’accès bouché qu’il vient juste de tabasser. Le tapage dans la baraque est à son comble. Il essaye de pénétrer l’alcôve mortuaire, mais en est empêché par la serrure casse-couilles. Il commence à proférer des menaces de ses cordes vocales alcoolisées. Il déblatère un tas d’insultes à l’endroit de sa défunte épouse qui chemine vers la paix. Bourré, il ne saisit pas la situation car cette satanée lourde les sépare. Les compères floqués du Coq font subitement silence en visualisant leur pote fêlé forcer le passage. Ils le rejoignent dans un élan solidaire, se remettant à blatérer comme des dromadaires surchargés d’une caravane de touaregs sillonnant « pépère » le Sahara. Le Kop a besoin de tiser, point barre. S’y mettant tous, ils commencent à savater la protection boisée comme des charognards en manque de carne. L’accès éclate enfin, et l’horreur graphique d’un cadavre féminin avec une moitié de tête arrachée leur saute violemment à la gueule. Le réel les rattrape et dévaste d’une façon abominable l’intérieur de leur psychologique de chèvres. Partout trônent des Kro mortes que la femme de Glauque Land a vidées avant de se faire sauter la caboche. Les bouteilles reflètent l’effigie des tarés, désormais silencieux face à ce saccage inimaginable. Sur le meuble mural en contreplaqué fragile, un majeur est dessiné au marqueur noir, accompagné du message suivant : « Va te faire foutre ! ».
Sans se faire prier, le Kop prend la tangente. Les porcs sont terrorisés. Tout s’accélère. Glauque Land est en génuflexion et chiale sur le corps méconnaissable de son joyau à l’état de détritus. Une dépouille délaissée pour la théologie du Kop. Le sang de sa femme se joint à ses pores d’alcoolique. Il pleure, il a mal, il est mal. Il la tâte pour vérifier si tout ceci est tangible. Il s’y prend comme un manche. En un dixième de seconde, il assimile dans un regroupement intellectuel extraordinaire, qu’il a complètement foiré. Néanmoins, le soccer-fan à des ressources inouïes. Alors, comme par un épiphénomène nommé miracle, il entend les crachins confus du téléviseur flambant neuf rallumant son ogive de décérébré. Il pivote son faciès bariolé. Lentement, il se ressaisit en quête de ses acolytes qui l’ont laissé dans la merde, puis il se lève et nettoie de ses mains crades le gros du sang qui commence à coaguler sur ses fringues. Il gueule en constatant son maillot neuf payé à coups de cartes Go Sport, maculé de cette hémoglobine dégueulasse. C’est un premier râle de résurrection en matant au passage le message d’adieu que lui a laissé sa femme.
Il réfléchit. Du moins, il essaye. Ça remue sec à l’intérieur de ce zombie du vingt et unième siècle. En colère, il file un grand coup de tatanne dans le bas-ventre de sa raide de bonne femme. Un bijou éteint. Il rameute à nouveau sa section, mais il se rend compte qu’elle ne reviendra jamais. C’est à cette seconde que son LCD dernier cri raflé chez Boulanger le sort définitivement de sa léthargie. La deuxième mi-temps va débuter d’une seconde à l’autre. Il hallucine sur les golios en crampons réinvestissant la pelouse, le sommant de rappliquer fissa. Ragaillardi, il décapsule une Kro épargnée par sa femme : la dernière. Délaissé, il envoie se faire mettre les traîtres absents et sa conne de gonzesse figée. Bibine à la main, il scrute cette carrosserie explosée sur le sol et lui refile un grand coup de latte dans la moitié restante du visage. Sa pompe reste collée, le con est coincé. En forçant, il récupère son pied et arrache du faciès explosé son Adidas droite taille 44, - paire achetée avec sa carte Décathlon - sur laquelle s’agrippe un des globes de sa femme. Ce qui le fait marrer, faveur de Lucifer qui le dévore avec passion. Une odeur rance envahit la cuisine. Il s’en fout et se met à jongler avec l’œil de son épouse. Il se prend soudainement pour un Brésilien d’une plage de Rio, mais il foire son contrôle de la poitrine et le calot oculaire féminin va rouler sous la machine à laver dans l’angle de la cuisine. Glauque essuie sa pompe contre la jupe de sa gonzesse. Son palpitant bat la chamade, il n’a pas l’habitude. Le sport oui, mais en commentateur, pas plus. Sa femme commence déjà à se décomposer et à puer. Il matte le flingue emmitouflé dans les phalanges meurtries. Un point d’interrogation s’extirpe de son intellect constipé. Il s’en contrecarre. Il encule la terre entière, comme le salaire annuel de Kaka à 10.000.000 € lui lacère son mental souillé.
Glauque Land va se rasseoir, arrivant in extrémiste pour le début de la seconde période. Il allonge ses jambes sur la table basse du salon où trône un bordel truffé de cacahouètes, de mégots de clopes et de Kro cadavériques. Du sérum coule de sa basket qui chlingue et se joint au foutoir de la desserte ; énième incohérence dans sa vie qui part en couilles. Il s’en branle. Il porte la bière à ses lèvres. Son gosier accueille le liquide enivrant. Glauque retrouve un calme précaire. Méphisto spécule sournoisement à l’intérieur de ses cellules. Celui-ci le pend, l’ayant transformé en épave des terrains de foot sur LCD. La preuve, Glauque bande et désire se taper une queue, mais pas tout de suite. De plus, il y a Ribéry qui déborde sur l’aile droite. Après cette anecdote conjugale au sein de son existence tarée, il opère comme si de rien n’était. Légion en profite et incruste dans le ciboulot de Glauque les 50 plus gros salaires de la planète football. Des milliards explosent son intellection. Il digère mal ses clichés morphiniques et beugle en direction de la cuisine que la bière est tiède. Il accuse à nouveau le cadavre-connasse de ce préjudice inacceptable. Ce sont ses termes. La dépouille de sa femme ignore cette insulte déplacée. Pas grave, une nouvelle action franchouillarde l’enflamme et le fait bondir du cuir moelleux acheté à chrome il y a deux ans chez Conforama, avec la carte Conforama. Il ingurgite une nouvelle gorgée, puis une autre, et encore une autre.

Aucune ambiguïté, Glauque Land is ready. Il est dans son match. C’est pour cette raison qu’il n’entend pas les sirènes de flics se rapprochant de son domicile défoncé qui s’apparente à une scène de crime. Il s’en tamponne, Toulalan vient de faire un passement de jambe. Ça s’enflamme. Glauque sort sa queue pour fêter ça et commence à s’astiquer le manche, puis lâche tout lorsqu’il voit Ribéry son idole tirer sur la barre transversale. Une incompréhensible agonie sort de sa gorge rocailleuse abîmée par la clope. Un dernier juron à sa femme. Une dernière gorgée. Les flics entrent. Il rattrape son chibre, le téléviseur hurle. Il balance la Kro vide et rote comme un porc puis se vomit légèrement dessus. Un reflux inattendu qu’il ne peut contrôler. Les flics approchent. Il s’en fout, il encule la terre entière. Les condés l’admonestent, mêlant leur sommation au téléviseur subversif, alors que lui continue de se pugneter le steak. La terre entière…
Bamm ! Sorti de nulle part, un missile signé Ribéry explose la lucarne adverse. Enfin libéré, Glauque grommelle comme un morse alors que les keufs en panique dégainent leur calibre comme un passement de jambes à la Ronaldo. Glauque Land atteint les limites de son cri désespéré lors d’un gémissement incompréhensible presque intériorisé, et éjacule sur le sang floculé de sa femme squattant outrageusement le maillot de l’équipe de France qu’il arbore fièrement. Une combinaison lourde pour les légistes. Les flics le braquent.
Il les dévisage.
Il s’en fout.
Il encule la terre entière.
Il y a but.
Glauque Land les agresse d’un dialecte incompréhensible de soûlard en phase terminale. Il leur supplie une Kro. La bite à l’air, il rote et les regarde circonspect. Eux aussi d’ailleurs restent incrédules, face à ce fracassé de l’encéphale. Puis, le dingue s’écroule comme une merde sur son canapé. Les incubes et succubes pénètrent son système immunitaire qui flanche. La France mène un à zéro face à l’Uruguay. Toulalan met une main au cul de Ribéry qui échappe aux pelles que veulent lui rouler ses autres partenaires de baballe. On est dans les arrêts de jeu. Glauque pète et se met à ronfler immédiatement, puis tousse, tressaille et éructe encore. Son cœur ralentit et accélère comme un dingue. Ça va mal. Glauque Land subit un arrêt cardio-circulatoire dû à une cardiopathie ischémique. Le téléviseur est à fond. C’est un infarctus du myocarde. Il gerbe de nouveau et s’étouffe dans sa mixture cradingue. Satan le défouraille comme une reprise de volée. Glauque est noir bleu vif, compilé à du rouge sang. Tout se confond dans son crâne surpeuplé de démons. Allant chercher au plus profond de son être qui calanche, il baragouine une dernière sentence à peine audible. « Alll…lez… lee…ss… bleuarwh…hhh. » Brusquement, les amateurs de galoches se figent : le putain de but est refusé. Les bleus coursent l’arbitre pour le tabasser. Satan est mort de rire. Alors, dans un dernier filet de gerbe qui s’arrache le long des commissures, Glauque passe l’arme à gauche. Glauque Land is ready. Cette sacrée tête de mort est dans son putain de match. L’opium du peuple l’a fumé.
0-0, match interrompu. La prime est réduite. De l’écran, Satan et l’équipe de France qui lattent à coups de crampons l’arbitre Japonais, gardent un œil sur le carnage de Glauque Land. Les biftons de la prime s’embrasent dans le crâne des joueurs. Glauque et sa femme sont figés dans l’infini. Une jeune flic s’approche et se penche sur le corps du canapé. Les collègues restent immobiles. Une larme post mortem teinte le visage ravagé du défunt. La condée dépose ses doigts avec une immense compassion sur la main gauche de Glauque qui tutoie le sol. Puis, la keuf se retourne, happée par l’écran infernal qui décuple l’apocalypse de l’habitation. Elle voit le Diable moqueur, accompagné des joueurs qui se check du poing après le passage à tabac sur la pelouse du Stade du Cap. Lucifer fixe le gardien de la paix en mimant avec ses doigts crochus un flingue collé sur sa tempe. Soudain, le salaire d’Anelka explose dans le crâne de la jeune femme, se greffant sur sa fiche de paye made in Fonction publique. On reste perplexe de qui Sodome qui. Méphisto appuie sur la gâchette. Un spasme terrifiant fracasse la flic qui chavire. Dans l’éclair foudroyant, elle discerne brièvement Glauque et sa femme déambuler en terre inconnue. Enfin, elle se reprend, aidée de ses collègues. Satan ricane. C’est glacial, austère. Gallas fume un cigare pour décompresser. Mission accomplie. La Coupe du monde peut continuer.
* Ville Evrard est un Hôpital psychiatrique situé à Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis).
** Voir Ville Evrard.