Rude et froid

31 octobre 2009

Rude et froid comme la sécheresse aride de l’empire de son timbre, indiquant ainsi à Gabriel de cette impolitesse, qui commandait ! qui dirigeait ! qui décidait ! au milieu de ce monde explosé où les cerveaux vrillés étaient contaminés des pires fléaux. Des malédictions. Des traumatismes enseignés de génération en génération. Des hordes de bâtards qui s’entretuaient sur l’ancienne patrie boisée et fleurie. Les maléfices de l’être humain, partout sur les steppes de briques démantibulées de l’échiquier aux centaines de zones en conflits, séparées par les murs et les armes et les immeubles troués, créations sans saveur de la férocité des hommes. De la femme. Et ce rire qui fusa de sa torpeur démoniaque, dans l’appareil. Glacial comme le couperet qui tombe. La lame du schlass qui tranche. Elle était le schlass et l’avait retrouvé. Il balbutiait dans sa tête, ne sachant quoi répondre. Il était bel et bien ceinturé. Un souffre-douleur, à nouveau soumis. Une guenille de bonhomme. L’ombre de lui-même, lorsqu’il serait réintégré à l’intérieur de son statut de clébard coopératif et frustré, là-bas, dans le palais de la vallée de la mort où siégeait cette pourriture féminine sans compassion. Lui, continuellement tenu en laisse et elle allait lui remettre la laisse. Lui, dans une cage. Lui, qui s’échappa du schéol pour devenir le soldat, le milicien. Lui, l’ancien esclave à l’enfance ravagée, le gladiateur, le bouffon asservi durant vingt-neuf années, pour la satisfaction d’une caste corrompue dont la femme du téléphone en était l’impératrice complètement cinglée. Lui, humain réduit à l’état de domestique martyrisé, à l’identité construite dans l’hémoglobine et la pourriture, la luxure et la chair, l’inhumanité et le désaveu de l’amour. Lui, l’ancienne bête, rattrapée par ses maîtres. Lui, qui endossa Henry Wurtz pour s’en aller loin de ces plaies. Changer de nom et ainsi démolir les douleurs qui allaient avec.

Mais comme un voyage non résolu, on trimballe sa propre misère où que l’on aille et se terre, et la fuite n’eut jamais rien à voir avec l’éradication du passé et seul l’affrontement de type frontal, permettait de pouvoir tuer ou mourir dans la misère, celle de Gabriel et de tous les hommes et rien d’envisageable ne serait possible, tant que celle-ci n’eût été point éradiquée.Et la misère de Gabriel n’avait point quitté Henry durant la fuite, et le changement de nom n’y fit rien et la grande prêtresse était là, pour lui remémorer cet adage. Une garce. Sa maîtresse. Une sacrée putain qui régnait de sa suprématie sur cette ville décapitée. Là, dans le combiné. Encore et toujours une bestiole, un captif, un assassin sanguinaire comme tous les autres. Elle lui avait appris comment décimer, massacrer sans compassion, agir sans cœur et sans âme. Il vivait les dernières heures de son échappée. Des minutes peut-être. Survivre pour ne pas mourir. Le processus de l’éradication du cœur en affamé, en immondice éloigné de toute tendresse, toute prière, toute douceur. Elle l’avait transformé, façonné à sa manière durant des années lors d’une progression lente, morne et maladive, laissant s’exprimer sur Henry, la folie disproportionné d’innombrables névroses. C’était elle qui l’avait meurtri, le remplissant de toute sa diablerie. Il s’était alors enfui avec les yeux bleus, unis sous la bannière commune des pestiférés, puis vint la séparation d’avec les yeux bleus pour la protéger des maléfices sans limites, de la bonne femme à l’autre bout du fil, alors que les milliers de guerres éclatèrent sur le globe. Il s’était enfui depuis longtemps, cherchant la route du pardon, de la purification de son âme, s’interrogeant si jamais un jour, il en posséda une, trop coupable des dizaines de crimes qu’on l’avait poussé à commettre. Il les avait perpétrées ces horreurs et elles régnaient maintenant en maître dans son crâne. Elle était ce passé contaminé et le passé le rattrapa à la vitesse d’un cheval au galop, d’un coup de sabre faisant seppuku le dernier homme d’honneur sur la terre. Et, il n’y avait plus aucun homme d’honneur, excepté lui, peut-être. Oui, ce Gabriel était sans aucun doute le dernier homme d’honneur de ce qui restait des villes, de l’échiquier et de la terre, mais elle allait tout faire pour le réhabiliter au sein de l’avarie, qu’il lui avait fallu des années à arracher. Le chien rentre au bercail. Elle est là, fondante sur lui, comme l’aigle sur l’oiseau, mais chez elle, point de magnificence de l’Aquila, point de beauté de la liberté suprême du volatile, juste le vice premier de la possession et d’asservir. Elle désirait son Gabriel à en crever. Il crèverait en premier. Gabriel, son clébard barbare, son favori, sa corruption absolue. Elle se télescopait à nouveau avec la plus puissante de toutes ses machines de guerre à son service. Une machine désormais contrainte et affaiblie.

Maîtresse

11 octobre 2009

« Parle-moi petit chien ! Mais, je vois… à cet instant, tu veux périr, n’est-ce pas ? »

Nouvelle pause.
Des images dans sa tête.
Des pixels de couleur, alors qu’il étreint les yeux bleus de ses bras affectueux. Sa main qui caresse la sienne de toute la douceur du monde. Ses mains à elle, aux yeux bleus, délicatesse incandescente d’un univers dorénavant imaginaire et lointain. Silence du passé interrompu par le cancan de la mort.

« Maintenant que nous savons où tu es, que tu te souviens qui tu es, mon Ga-briel, - elle insista sur les syllabes du passé infernal - permets-moi d’ajouter l’ingrédient qu’on appelle patience dans le scénario de ta lente agonie. Un script que j’ai conçu tout spécialement à ton encontre, afin que tu puisses donner le meilleur de ce que je t’ai concocté. Tu mérites que je prenne mon temps, que je savoure mes retrouvailles avec ton supplice qui ne fait que commencer.
- Je … »

Il hésita, totalement à la ramasse.
L’idée de lui parler, lui donnait la gerbe.
Presque une loque.
Lui, Gabriel Rônin, soldat en colère, aujourd’hui sans armée, ni légion.
Revenu à la condition d’esclave.
Ce qu’il avait toujours été.
Elle le coupa sèchement.
« J’avais fini par oublier ta voix, fit-elle. Quelle belle octave grave et dramatique. Hahahahahahaha ! »

Rude et froid comme la sécheresse aride de l’empire de son timbre, indiquant ainsi à Gabriel de cette impolitesse, qui commandait ! qui dirigeait ! qui décidait ! au milieu de ce monde explosé où les cerveaux vrillés étaient contaminés des pires fléaux. Des malédictions. Des traumatismes enseignés de génération en génération. Des hordes de bâtards qui s’entretuaient sur l’ancienne patrie boisée et fleurie. Les maléfices de l’être humain, partout sur les steppes de briques démantibulées de l’échiquier aux centaines de zones en conflits, séparées par les murs et les armes et les immeubles troués, créations sans saveur de la férocité des hommes. De la femme. Et ce rire qui fusa de sa torpeur démoniaque, dans l’appareil. Glacial comme le couperet qui tombe. La lame du schlass qui tranche. Elle était le schlass et l’avait retrouvé. Il balbutiait dans sa tête, ne sachant quoi répondre. Il était bel et bien ceinturé. Une victime, à nouveau bientôt soumise. Une guenille de bonhomme. L’ombre de lui-même, lorsqu’il serait réintégré à l’intérieur de son statut de clébard coopératif et frustré, là-bas, dans le palais de la vallée de la mort où siégeait cette pourriture féminine sans compassion. Lui, continuellement tenu en laisse. Lui, dans une cage. Lui, celui qui s’échappa du schéol pour devenir le soldat, le milicien. Lui, l’ancien esclave à l’enfance ravagée, le gladiateur, le bouffon asservi durant vingt-neuf années, pour la satisfaction d’une caste corrompue dont la femme du téléphone en était l’impératrice complètement cinglée. Lui, humain réduit à l’état de domestique martyrisé, à l’identité construite dans l’hémoglobine et la pourriture, la luxure et la chair, l’inhumanité et le désaveu de l’amour. Lui, l’ancienne bête, rattrapée par ses maîtres. Lui, qui endossa Henry Wurtz pour s’en aller loin de ces plaies. Changer de nom et ainsi démolir les douleurs qui allaient avec. Mais comme un voyage non résolu, on trimballe sa misère, tant que celle-ci n’est point éradiquée. Et la misère de Gabriel n’avait point quittée Henry et la grande prêtresse était là, pour lui remémorer cet adage.
Une garce.
Sa maîtresse.
Une sacrée putain qui régnait de sa suprématie sur cette ville décapitée. Là, dans le combiné. Encore et toujours une bestiole, un captif, un assassin sanguinaire comme tous les autres. Elle lui avait appris comment décimer, massacrer sans compassion, agir sans cœur et sans âme. Il vivait les dernières heures de son échappée. Des minutes peut-être. Survivre pour ne pas mourir. Le processus de l’éradication du cœur en affamé, en immondice éloigné de toute tendresse, toute prière, toute douceur. Elle l’avait transformé, façonné à sa manière durant des années lors d’une progression lente, morne et maladive, laissant s’exprimer sur Henry, la folie disproportionné d’innombrables névroses. C’était elle qui l’avait meurtri, le remplissant de toute sa diablerie. Il s’était alors enfui avec les yeux bleus, unis sous la bannière commune des pestiférés, puis vint la séparation d’avec les yeux bleus pour la protéger des maléfices sans limites, de la bonne femme à l’autre bout du fil, alors que les milliers de guerres éclatèrent sur le globe. Il s’était enfui depuis longtemps, cherchant la route du pardon, de la purification de son âme, s’interrogeant si jamais un jour, il en posséda une, trop coupable des dizaines de crimes qu’on l’avait poussé à commettre. Il les avait perpétrées ces horreurs et elles régnaient maintenant en maître dans son crâne. Elle était ce passé contaminé et le passé le rattrapa à la vitesse d’un cheval au galop, d’un coup de sabre faisant seppuku le dernier homme d’honneur sur la terre. Et, il n’y avait plus aucun homme d’honneur, excepté lui, peut-être. Oui, ce Gabriel Rônin était sans aucun doute le dernier homme d’honneur de ce qui restait des villes, de l’échiquier et de la terre, mais elle allait tout faire pour le réhabiliter au sein de l’avarie, qu’il lui avait fallu des années à arracher. Le chien rentre au bercail. Elle est là, fondante sur lui, comme l’aigle sur l’oiseau, mais chez elle, point de magnificence de l’Aquila, point de beauté de la liberté suprême du volatile, juste le vice premier de la possession et d’asservir. Elle désirait son Gabriel Rônin à en crever. Il crèverait en premier. Gabriel, son clébard barbare, son favori, sa corruption absolue. Elle se télescopait à nouveau avec la plus puissante de toutes ses machines de guerre à son service. Une machine désormais contrainte et affaiblie.

« Tout à une fin, Henry Wurtz. » lui dit-elle calmement, passant aisément du cynique au drame, de la haine à une tendresse déguisée, mensongère et psychopathologique.
C’était une malade. Une très grande malade. Le péché chevillé au corps. Un nouvel espace de quiétude vint s’intercaler entre leurs phonèmes brisés, leurs souffles pathétiques et austères. Il jeta un œil sur le canon de son Famas qui brillait de mille feux dans les rayons du soleil. Son fidèle compagnon d’acier et de titane. L’ustensile de la survie jusqu’à ce jour. Puis, avec recul et dignité, du fond de son âme de bête conquise, d’animal réduit au silence car tout était joué, essayant de maîtriser les spasmes violents qui le secouaient intérieurement, d’un ton grave et posé, certain de son retour dans l’enfer, il ajouta.

« Je m’appelle Gabriel Rônin ! »

Gabriel

10 octobre 2009

Alors, en ce lieu, lors de ces derniers instants où Gabriel eût désiré disparaître et rejoindre son Aquila imaginaire, il implora de l’aide à la force, à cet embrasement singulier et c’est à partir de cette seconde, de cette supplique, que tout recommença, ou plutôt, que tout débuta et qu’il assimila que quoi qu’il advienne, rien ne serait jamais plus comme avant. Puis, s’enchaîna un scénario délabré maintes fois répété, parmi l’antre malfaisant de cette ville abandonnée de tout sens de la raison. Et la raison, ça fait longtemps qu’il l’avait lui aussi foutue en l’air parmi les débris de cette cité poubelle. Une décharge inondée des anciennes valeurs des hommes. Il se demanda d’ailleurs, si jamais il posséda quelques-unes de ces universelles dotations, ces apports altruistes intellectuels qui déterminent l’entière distinction entre l’homme et l’animal. Car il était l’homme dont l’éducation le forgea à agir en bête, en chien tenu en laisse, et il percevait de manière somatique l’étranglement du collier qu’il porta toutes ces années. Les Jeeps placées sur la route étaient cette strangulation autour de son cou qu’il ressentait à nouveau. À ce cou, une chaîne en argent assez longue, dotée d’une plaque de la même matière, avec le nom d’Henry Wurtz ainsi qu’un numéro à huit chiffres, gravés dessus. Mais il n’y avait plus d’Henry Wurtz, il n’y en avait jamais eu. Henry Wurtz fut le prétexte afin de disparaître loin, le plus loin possible de la voix de diablesse qui se balançait à l’autre bout du combiné, alors qu’il zieutait les troupes de la mort plus bas dans la rue. Et, leur maîtresse n’était pour le moment qu’une répercussion phonique dans un téléphone mais ils lui appartenaient à la diablesse, tout comme Gabriel Rônin. La voix de la cinglée demeurait dans la machine et Gabriel les tenait toujours au bout de sa lunette. Le bigophone s’était totalement arrêté de bouger, quand il vit l’homme de la rue, toujours prosterné devant les gladiateurs qui l’encerclaient, lever sa main vers le ciel, pointer son index vers la vitre de Gabriel, et ce dernier constata dans ce geste, que ses doutes sur l’inconnu du trottoir étaient bel et bien fondés. Ce misérable l’avait suivi, repéré et donné aux vilains pour certainement trois fois rien, voire moins que ça. Car, « rien » dans l’échiquier, signifiait un empire pour ce bouseux du trottoir. Les promesses sont fragiles, comme les millions de cicatrices de cette cité incendiée. Et, le bouseux ne se doutait pas une seconde qu’ils allaient le butter, le fusiller, le culte de la délation maintenant accompli. Les vilains, les mercenaires étaient là pour Gabriel, pour le ramener à la succube, à la cinglée qu’il détestait au-delà de toute personne humaine.

Ensuite, tout se précipita. Les trois barbares, comme des imbéciles, suivirent la trajectoire du doigt, la main en l’air orientée vers le onzième étage, là où créchait Gabriel, là où résidait le but de la traque de ces trois pourritures de Golgoth. Ainsi s’ouvrirent les hostilités, et, Gabriel représentait la proie au bout de ce doigt qui transperçait l’immeuble, cette main levée dans l’infini de l’asphalte. Gabriel était le gibier des barbares et les barbares étaient les envoyés de la cinglée au bout du fil. En effet, tout s’accéléra. Quand une des trois pourritures dégaina et abattit de sang-froid, le type à genoux, l’indic, le « homeless », l’errant des trottoirs de la ville. L’homme lui colla trois balles de gros calibre en pleine tête. Un très gros calibre. Le crâne du gueux explosa et son corps vacilla, et, de genoux, il s’écrasa sur le béton. Il n’était déjà plus qu’un ramassis de particules sanguinolentes aux pieds de ses bourreaux sanguinaires, corpuscules qui seraient bientôt bectées par les corbeaux et autres bestioles mécréantes en manque de chair à cadavre. Paradoxalement, Gabriel n’éprouva aucune rancune envers l’épave de la rue qui l’avait épié ces derniers temps, pour le balancer en direct. De plus, il détestait ce meurtre et ce meurtre représentait l’ensemble de l’injustice qui régnait dans ces territoires fatidiques, dont l’aliénée du téléphone contrôlait entièrement les moindres parcelles. Il haïssait cet assassinat car elle avait tout organisé pour qu’il y assiste. Agissant de la sorte, elle voulut lui montrer, lui remémorer l’ampleur intacte de la méchanceté débordante qui demeurait en elle. Elle était dans le voyeurisme et la perversité totales. Le sadisme et bien plus encore. Cela ramena Gabriel à ces longues années de captures indigestes, sous la coupe de la démente et c’est ça qu’il avait fui, car il naquit différent et mourrait différent de l’extravagante salope qui avait fait de lui une bête immonde, remplie de névroses et autres entraves psychologiques. Mais il fallait être une bête, un animal sanguinaire pour subsister dans ce tas d’ordures qu’était devenue la ville. Et l’homme changeait, évoluait, s’interrogeait et le bestial, l’instinctif, le fauve fit qu’il était encore en vie aujourd’hui. Une lumière dans sa pénombre. L’animosité qui veillait sur son âme en construction. Certainement pas pour longtemps car ils étaient là, en bas de chez lui, mais il sut pertinemment que la garce le désirait vivant. Vivant et entier.
Le jouet.
Le petit chien.

Il avait observé la scène avec tristesse, une grisaille qui l’agressa violemment, comme lorsqu’il sortait de sa tanière, pour flinguer lui aussi, afin de survivre au milieu de ce royaume déjanté. Cette tuerie le rétablit à ses propres ténèbres, quand également, il appuyait sur la gâchette, lorsque Gabriel faisait exploser crânes et cœurs, écartelant des familles entières, pour le compte des chefs de milices locales. Mais les milices obéissaient à leur reine et la reine avait retrouvé Gabriel, son ultime petit clébard. Gabriel Rônin allait souffrir et mourir, céder à la force et devenir l’Aigle, l’Aquila de ses rêves, ou périr en enfer. Il opta pour la première solution, déjà victime de l’univers satanique de la folle. Une sorte de lâcher prise, ni plus ni moins que l’humilité totale envers cette nouvelle donne, sa petite voix qui le pétrissait et le transformait chaque jour, un peu plus. Il était envahi, totalement investi de cette lutte millénaire du bien et du mal. Le plus compliqué, pathologique des conflits, une guerre intérieure, la guerre de l’être humain avec lui-même. Il n’avait jamais demandé pareille existence, avec la dingue qui l’éleva au rang de bête sanguinaire, mais depuis que la bête s’était enfuie, Gabriel Rônin découvrait progressivement son âme ainsi que les trésors de son intériorité, et aujourd’hui son âme lui parlait, lui dépêchait des signes dont il ne put encore, certes, en décrypter les doctrines. Des enseignements de rébellion également, l’animal qui lui ordonnait de ne pas se laisser aller, de se battre et de faire feu sur les brutes épaisses du macadam.
Les deux entités qui se vrillaient mutuellement à l’intérieur de son être, mais il acceptait, s’adaptait, faisait comme il pouvait. En tuant la balance - moyennant auparavant la collecte de l’info précieuse auprès du mort de faim puis agir en abattant ce dernier comme Gabriel le prédit, - ils sortirent Rônin d’une léthargie de la fuite.
Soit ! Il ferait face, quitte à retourner dans les geôles de l’enfer et il patienterait et il retrouverait les yeux bleus, puis ils fuiraient de nouveau ensemble, ou périraient en enfants définitivement libres et proscrits de toute chaîne.

Adieu l’ami.
Vagabond sans avenir ni passé.
Je ne t’en veux pas.
Promesse et décès à la clé.
Un classique.
Silence.
Repose en paix.
Silence.

Violent

21 septembre 2009

Le livre des violences demeure à l’intérieur de chaque individu. Ne point contrôler ce bouquin en flammes, entraîne la dégénérescence de celui qui subit les assauts dans son intellect meurtri. Seul l’art peut laisser s’exprimer telle une résurrection, ce mal infini qui demeure chez l’homme. Est immensément violent, celui qui crée la lumière des mots infâmes qu’il lâche sur les pages assassinées de verbes tous plus monstrueux, plus fanatiques, que la proie au bout du fusil d’un tireur d’élite prête à éclater sous l’impact d’une balle de neuf millimètre.
Facile, grossier, vite fait !
Et plus il a mal, plus il fait mal, moins il geint et se rapproche de ce champs illuminé, écarlate, incandescent comme l’ampleur de nos aspirations d’amour et de paix.
Cracher la torpeur de son démon, ces mots qui assassinent et laissent tremblotant son auteur déglingué à la fin d’une session d’écriture. Balancer le flingue et tuer de son PC, de son MAC, de son putain de stylo afin de le trouver l’éclairage suprême, ou, peut-être le tutoyer comme un adolescent perturbé, dont le cœur bat pour un premier béguin auquel il n’oserait prononcer syllabe. Tuer pour la lumière et non tuer pour démolir. Meurtrier de la feuille A4, tu connais ton supplice, ta gloire de ses heures passées à confronter les recoins imprenables de ton encéphale. Et ne point être le tueur à la main facile sous la pulsion, permet la compréhension du mal humain, qui offre la lumière illimitée du verbe sur le papier, et ce mal deviendra plaisir, et ce mal deviendra ami, et l’on trouvera la paix, le divin, dans ce long pèlerinage accompli dans le mal, et, avec le plus grand travail, une esquisse de l’humilité.

www killers

1 septembre 2009

La configuration Custom haute volée de dotclear importé dans wordpress qui créa cette nouvelle interface sur mesure à mes besoins, dont le secret d’habillage caché et codé, revient à la seule performance technique de la société JB&Co - http://www.ajbprod.com/, Franco-US killing compagny in webdesign and web productions since 1998, beetwen the States and Here. Il est possible que lors de cette transformation, des textes soient en permutation et aient tout bonnement disparu. Des évaporations essentiellement causées par mes gesticulations personnelles.
Merci de votre compréhension pour la pseudo gêne occasionnée.

Concernant l’évolution quasi-irrémédiable de la structure jbprod, dû à la trop grande demande de réalisation de projets, jb&co s’est naturellement agrandi, mieux entouré et délocalisé afin de répondre avec encore plus d’exigences, aux sollicitations venant de par le monde entier. Tout se passe dans le sud de Paris dans les studios jbprod.
And it fuckin rocks man !

OC.

Pleurer pour toi

29 août 2009

Ce soir, là où les derniers rais du soleil inonderont de leur lumière absolue la médiocrité de la terre, je désire contempler la chaleur des braises envahir les forums des spécialistes rénovateurs en terme de morale et de bien pensante, voir absorbée la bien étrange multitude de ce globe, ce pays, cette nation qui ne sera plus la problématique car les ennuis sont partout, dissimulés du Japon à Moscou, de Dakar au Vanuatu, d’Amsterdam aux trous du cul des écouteurs de mon IPOD. Je suis, comme à mon habitude, fixé sur ces posts illusoires afin de retranscrire les diagrammes divergents d’intonation de mon intellect cramé et vindicatif. Vindicatif donc vivant. Comme l’eau qui se ballade à l’aise entre les pierres des rivières et dans laquelle j’aime pisser afin d’admirer le liquide, mon urine, se fondre avec la clarté du fluide de l’affluent agressé par mes soins, en quête de quelques poissons prêts à goûter la composition spécifique de ma liqueur personnelle, crée tout spécialement pour le monde aquatique. Et c’est de ce monde que les zonards, les terribles, les tocards, les conards se sont rassemblés afin de nous faire marrer et montrer au monde (France/Médias) la réelle collaboration abjecte, gravée dans le marbre, entre ce qui doit mourir et les buildings de l’info désireux de ne point faire crever, une machine ultra-ringuarde. Alors, non loin d’un des cinq éléments, l’eau, c’est certainement à coups de pinards et de Ricard qu’ont dû recevoir de leur fanatisme de trisomique et les bras grands ouverts, les cinglés ayant sorti un max de blé pour aller rejoindre en high-speed tgv, là-bas, près des flots, le tumulte des mots de la connerie décérébrée, encore vivante alors qu’elle devrait être rayée de la carte politique voire de la carte tout court, de ce pays moisi. Moisi justement dû à l’existence de ce type d’organisations foireuses. Foireuses des nations. Mais on s’en tape car partout ça flambe, comme cité plus haut. Je deviens acerbe. Normal, ils le sont avec nous et l’eau ne les mérite pas et la mer non plus, encore moins l’Atlantique qui nous fait rêver de ses colères salées et amères. En espérant que le glas sonne et que les vagues, d’une taille inconsidérée, dévalent sur la Rochelle et avalent tous les menteurs du socialisme français. Les motherfuckers de la rose que l’on se coltine depuis des années et des années et des années. Oui. Eux. Ils sont là. L’université d’été de mon « ass » et de la rosâtre fanée qui doit caner, se mettre à poil et disparaître telle une oie dans un piteux état juste avant sa mutation terminale de l’assiette en fois-gras, dévorée par un gros lard imaginaire communiste, voire soç, vert ou rouge, quelque chose truc. Je préfère cette dernière teinte lorsque l’hémoglobine la représente, véritable valeur pantone de la douleur que ces bourgeois, nullement prêts à accueillir chez eux, une tripotée de sans-papiers, non pas idée du prix du sang à l’instar peut-être de leur grands-parents, peut-être parents, certainement pas fistons. Fiston Soçialon, baisse ton pantalon que je fist ton idéologie non finie. Tu en veux du gauchisme aujourd’hui mec, mèmèmèmecmec ? Penche toi sur Maurice Clavel, nostalgie d’une véritable identité de la main tendue qui part du cœur vers l’opprimé.

Trous du fion de la Rochelle. Lors de cette révolution de merde de ce 14 juillet non moins de merde, non loin de là, une quinzaine de bornes, à Rochefort sur mer, il fut un temps où l’on a décapité centaines de prêtres et de moines, martyrs de ce qui lança cette sous civilisation dont le 14 juillet se pavane aujourd’hui sur l’avenue la plus polluée, la plus bruyante, la plus ringarde du monde. Que les universitas d’été du parti soçialistas soient une occasion d’inverser la donne et de rendre aux martyrs de Rochefort, un semblant d’équilibre mais pour cela il faut compter sur l’Océan afin que celui-ci se fracasse sur le merchandising des MJS, des Michael Jackson Socialistes Forever et leurs pères aux culs dans les spiritueux et non dans le spirituel. Imaginez, les raclures, ambiance Harlem, Razzye, Martine, Bertrand et tous les autres, nous gouverner un jour proche. Ca fait froid dans le dos. Un lac gelé impérial sur la colonne. Implorer le grand large qu’il finisse le boulot, qu’il engloutisse de ses vagues fracassantes cette cité morbide et traîtresse du bord de mer. Une catin.
Je me demandai - lorsque à l’heure de mon premier amour, celle qui s’en alla vers un ailleurs meilleur dans la valise de ses parents mutés je ne sais où, je pleurai tel un cœur liquide, dilaté et faible de mes quatorze ans, sur la beauté de ces cheveux blonds du même âge, - si je saurais survivre au bonheur éventuel d’une procession funéraire socialiste, rouge et conne, ayant emprunté la même douleur cardiaque de l’amourette perdue de mes quinze ans. Je me projetai dans la peau d’un militant historique de cette ordonnance de blaireaux et dans la peau de ces blaireaux, aurais-je eu la tristesse illimitée de voir les flots déferler sur les tentes et les meetings de cette grande troupe d’usurpateurs, manipulateurs, chialeurs, menteurs, sodomiseurs de cerveaux sensibles en me lamentant en symbiose sur mon dépucelage adolescent, dorénavant lointain et évanoui. Harlem SOS, Marie Seg the Dinde, Martine private pool, Julien the Watch, Bertrand Plage et les autres SOAB de cette association de branq de la pire espèce. Pitié, sabrez-vous en interne et fumez une fois pour toute votre agence de clampins fonctionnaires à plus de douze mille euros/mois. Minimum.

Autant donner le pouvoir à tous les fous du quartier dans lequel je grandis naguère. Les fous sont respectables et la folie est parfois, un bienfait pour l’humanité. Et, dans les quartiers les gens n’ont point de respect pour ce cirque ambulant car les soç se servent des quartiers comme rampe de lancement de leur soi-disant cœur sur la main, afin de vendre la gauche car la gauche doit être absolument toujours mieux que la droite car être de droite, longtemps cela pua. Cette histoire de gauche n’est qu’une fable comme si l’on disait Carrefour ou Chanel ou PMU. Alors qu’ils l’ont profond, cet électrocardiogramme de fluide sismique glissant à travers les veines qui rejoindra cette main imaginaire du cœur comme prétexte, coincée nulle autre part ailleurs qu’au derrière.
Les années du mensonge démangent les appendices encore fragiles des hommes dans le doute et c’est avec les doutes que l’on sclérose et avec les textes et les alinéas et les vieilles machines pourries, inutiles, enrayées, usées et lessivées qu’un jour il faut savoir tourner la page, alors autant pour ce parti se mettre un calibre dans la bouche, car la vue de ses conspirationnistes est plus qu’insupportable, pour les citoyens en mal de fric, de vie, de mort, de baise et de mots. Tous autant que vous êtes, vous n’êtes point l’intelligence, même point l’artificiel de celle-ci. Des arrivistes. Marie-Sèg, Martine, montez donc sur un ring et mettez-vous sévère dans la tête, ce sera la résultante d’un véritable acte politique. Ces personnages ne sont que des couilleurs de première. Ils utilisent le peuple, la pauvreté est leur fond de commerce et rien de plus. Et l’on s’en fout et on les gerbe et qu’ils dégagent et que les médias arrêtent ce stratège de les maintenir en vie et qu’ils laissent donc cette organisation désorganisée se saboter et qu’ils coulent dans les flots de la Rochelle pour que dans cette affaire de liquide, on fasse enfin pétér le champagne pour une bonne et noble cause. La mort du PS. Que je pleure pour toi et boive à ta santé, frère de la rue qui crève et non pour toi, PS.

La mer et le champagne pour renaissance, la salvation de ce bon débarras mais ce n’est pas encore fait et peut-être en rêve et avec le temps, on va quand même y arriver. Laisser faire les forces de la nature. Walls à raison, il faut commencer par changer le nom avant la désintégration. Explication. Peut-on encore utiliser de nos jours ce terme qui fut inclut dans la désignation de la rampe de lancement d’Adolf. NSDPA. Parti National Socialiste des travailleurs allemands. N’est-il donc pas honteux d’utiliser le mot socialiste de nos jours ? Pauvreté du cœur de l’homme. Tous ces …istes… quelle misère incommensurable.
Tout est dit et j’attendais un raz-de-marée à la Rochelle, mais il ne vint pas, alors je laisse s’accomplir les prophéties du Livre et chaque chose en son temps et tous les livres ont une carte à jouer dans cette démolition. Qu’elle soit du monde, des corps ou des structures obsolètes de l’invention des hommes. Et l’homme invente, crée, mais il est responsable d’un gros paquet de conneries. Point barre. Rayons de l’aube naissante sur les murs de la capitale et du cosmos et sur la foule. Faisceaux qui recouvrent les visages d’enfants dont les expressions du faciès, délivrent les hurlements de leur matin conquérant. Soleil dans les cœurs et les âmes déglinguées bien décidées à refuser la Sodome et Gomorrhe des serpents nationaux de l’opposition de fromage land. Je n’ai pas besoin de gun, de Famas, de Beretta ou de sol-sol, je n’ai pas d’arme et n’en désire point. Je n’ai que mes mots et l’irradiation de la lumière chaleureuse sur mes pages intérieures bouleversées et brûlantes. Je ne pleurerai point pour toi, tout travail mérite salaire.

The forest

23 août 2009

S’isoler dans la forêt quand bien même cette dernière gronde, portée par la force du vent et de l’alignement des planètes. Fuir pour un mois la mécréance de la ville qui diminue et flétrie nos âmes blessées du boucan des masses de béton. Aller se murer dans le silence des éléments bruyants de la nature, loin des paroles assassines des pantins des villes. Je suis un pantin et les arbres me recouvrent de leur magnificence gigantesque. J’ai fui la ville pour un mois afin de me vider totalement de ce qu’elle m’a infligé durant les onze autres passés. Une vraie raclée mentale, monumentale, et c’est pour cela que je suis à genoux dans la forêt, parmi les araignées et autres insectes, les cerfs et les faucons, verdure tamisée investie des petites enclaves phosphorescentes et cette lumière qui jamais ne se tait. Et c’est tant mieux et c’est ainsi que je me ressource loin du boucan des villes.
Loin de l’odeur des villes.
Loin de la violence des villes.
Mais encore loin de bien d’autres choses. Avant de quitter les murs, j’ai pris soin de brûler une énième et ultime fois mon téléviseur. La politique consume le téléviseur et c’est pourquoi je l’ai jeté cet écran, dans les poubelles au milieu des restes de bouffes de tout un immeuble.
Pas très écologique.
Pas grave !
Les personnes concernées se chargeront du tri, de la répartition des composants et ce qui n’a point sa place parmi le jambon et les cadavres de bouteilles laissés pour morts dans les conteneurs en compagnie de cet écran qui jadis crachotât des kilomètres de paroles politiciennes pour me convaincre moi, le citoyen. Mais les menteurs ont le nez long et les menteurs ont trop menti. Sodomisation des costumes sur l’ouvrier, le chef d’entreprise, le cadre, le homeless, la secrétaire. Je me retrouve dans la forêt et j’exècre tous ces mots qui depuis des années me font mal à la tête. J’ai mal au crâne mais point dans cette flore qui me protège de ce que j’ai pu voir cramer des années à l’intérieur des catacombes de ma vie. Des monstres, des bancals, des entités invisibles me dévorer. Mon âme souillée parmi les feuilles se détachant des arbres dans cette terminaison d’août paisible. Août, qui se meure graduellement comme un cancer à la chimio trop puissante, mais qui détient l’homme dans la souffrance, pas encore dans l’abîme. La maladie au beau milieu de la chlorophylle et tenter de guérir en vain.

Où suis-je ?
Inhalaison.
Exhalaison.
Je crie vers toi.
Où es-tu ?
Délivre-moi de ces incapables.
De ces pantins.
Affranchis-nous.
Ta beauté à la place de leurs discours creux.
Ton incandescente beauté.
Lumineuse comme ta Parole.

Je vais devoir quitter cette forêt et réintégrer les espaces sans écran, sans tube cathodique. Je ne saurai rien de ce monde excepté l’information constante qui viendra à moi chaque jour de ma vie sur le world wide web, autrement dit, je saurai tout d’elle et de ces chantages imposés en images et en textes, en vidéos et en stream. Je me mets en marche et repense déjà à la ville que je quittai, il y a vingt-neuf jours déjà. C’est comme si j’étais resté tout ce temps à l’intérieur de l’espace végétal de paix invitant au coma du retour sur soi nécessaire, pour comprendre qu’il y a autre chose que la vie. La métanoïa. Une putain de métanoïa. Je me demande comment je tiens et j’en ai un indice précis dans cette verdure de larmes et de bois. Le vent se faufile entre mes membres et je sais qu’il est impératif que je revienne dans le néant du béton. J’appartiens au néant donc au béton. C’est mon chemin qui désire m’amener sur la route de la métaphysique, de la compréhension de mon être et totalement hors de ce dernier. J’ai peur, mais j’y vais. Et je sors d’entre les troncs pour me glisser sur un chemin de terre. Une castine ensuite. Quelle horreur de quitter la paix mais je file quand même, serein et détruit, secoué de ma poésie intérieure. Je suis déjà sur le chemin du retour. La poisse ou la chance. Je prends quand même. J’imagine la ville se reconstruire devant mon visage alors que j’arpente encore les sillons esquintés de la nature sauvage m’encerclant de sa superbe. De sa superbe parure de reine alors qu’ailleurs dans les bidonvilles du monde, ça pue et suinte. La guerre et les missiles et la politique et la politique ignare, celle qui nous détruit l’intellect. Celle des branleurs et du déjà-vu. Celle basée sur la conquête des postes et non sur des valeurs censées rapprocher femmes et hommes pour débattre. C’est-à-dire mettre carte sur table les tourments du monde et non utiliser ce politiquement correct qui brûle ainsi l’occident depuis trop de piges maintenant.
S’extirper de la douceur de la sylve puis aller, retourner combattre les pseudo-politiques, les mêmes têtes qui disent, organisent, obligent et nous dictent leurs conseils qu’il est bien préférable de se ranger dans la raie tant leurs sentences médiocres, moribondes et leurs physiques également ne méritent que la place « vip » logée entre les couilles et l’anus. Je vomis ces beaux parleurs. Je les fuis et cherche la sérénité intérieure du bois et des oiseaux y sommeillants, mais avec la guerre en moi contre eux car je suis seul et nous sommes seuls et ils essayent de nous convaincre encore et toujours mais qu’ils aillent donc se faire enculer. Je suis ainsi faible et je suis fort lorsque je suis faible. Il suffit de mentionner un exemple flagrant de ce qui peut engendrer des comportements déréglés - selon leurs codes – de la sorte dans des encéphales brisés comme le mien. Une tête brisée et en peine mais illuminée par la lumière de la grâce.
Qui l’eut cru ?
Certainement pas ces cons.
Je suis rentré dans la ville et il n’y avait aucun téléviseur pour m’accueillir à l’intérieur de mes murs pour hurler l’horreur du monde, l’information déformée, retournée, échantillonnée par les machines.
John Connor… où es-tu ?
J’ai besoin de toi et de ta résistance.
N’oublie pas ta machine—gun, je te propose du lourd cette fois-ci.
Cette fois-ci le silence de mes murs, des murs de la ville en flammes qui m’appellent à mon ordinateur car je viens de rentrer et voilà un mois que j’ai privé mes doigts de toute relation avec les touches du clavier et de l’écran 17 pouces. C’est ainsi et c’est préférable de savoir se retirer avant de remettre du 9 mm Parabellum pour une année pleine. Le chargeur moral et psychologique qui perçoit cet univers teinté de mensonges et d’ordures. Le chargeur dans ma tête et mes neurones même si le combat est perdu d’avance mais qu’il est bon de le livrer alors que dehors, ils crèvent de faim et de froid et plus que tout d’ignorance.
Mon arme intellectuelle.
Des vocables qui résonnent à l’intérieur de mon être éclaté.
Au plus profond de moi.
La poésie.
Dans les abysses de mon intime chaos. Un sacré bordel mais le bordel fut alimenté par ces tonnes d’infos qui pourrissent les yeux des hommes chaque jour et chaque nuit. Une poubelle géante de blabla pour rien dire. Ils savent qui ils sont et se reconnaissent et nous mentent sans cesse et sans concession.
John Connor…
Voilà le sacrifice proposé de ce pays.
Voilà notre relève.
Que des sacs-poubelles.
Des gars en place depuis trente, quarante ans.
Du blabla.
Alors que je rentrai sur le chemin de terre puis la castine puis la maison au milieu de la forêt puis le taxi qui m’emmena à la gare puis le train puis le métro puis mes murs puis mon ordinateur, voici John ce que je lus et qui me donna l’envie incontrôlable de gerber dès le retour dans la ville. La politique qui s’invite encore et toujours dans la conscience des hommes. Mais une sacrée diplomatie, un ramassis de blaireaux et de vrais imposteurs comme on n’en trouve plus ailleurs.
EUX.
LEURS MOTS.
L’ARTICLE.
« La photo de famille progressiste ! »
Mon Dieu que se passe-t-il ?
Lirais-je proprement ce condensé de connerie en typo « Times » ?
Là, devant mes yeux ?
Alors que je rentre tout juste de la signature du traité de paix entre mon cerveau et mon âme, voilà qu’ils me remettent en foutoir cet intérieur qui commençait à s’apaiser enfin, loin du boucan de la ville. Le boucan n’est point le bruit en soi. Le fracas de la lecture de ce rassemblement de la famille progressiste, voici donc ce qui me fit régurgiter. Un regroupement d’une tripotée d’imposteurs mais nous n’en prendrons qu’un seul pour comprendre à quel point lors de cette rentrée encore plus dure que les précédentes, on essaye de nous entuber toujours plus en profondeur.
La personne : Robert Hue & consorts.
Le concept : L’espoir à gauche.
Voilà que je me lèverai demain matin emporté par cette brise légère et nouvelle, soufflant sur mon visage et m’inculquant de calculs précis de la part de ces énergumènes des partis, qu’apparemment, mon univers sera meilleur. Je n’attends que la grâce et la prie, la supplie en silence et n’espère rien et ne désire rien de Robert Hue ni de ces pourritures qui ont eu leur temps, leurs preuves, leurs chances. Et je me dirigerai vers ma salle de bains en me disant que ce monde actuel n’est qu’une vive imposture et que « l’espoir à gauche » renaît et que de mes cendres avec eux tel le phoenix explosé du PC, je guérirai de mes mots, de mon profond trauma, de mes poussières alors qu’ils palpent sévèrement pour me dire ce que j’ai à faire. Ces gens me dégoûtent et avec eux je me dégoûte à satiété de les avoir juste écoutés, simplement rencontrés sur l’écran de ma machine et la forêt me manque déjà et je me demande quand le ciel bleu illimité de l’amour reviendra briller sur les villes et se débarrasser de tels crétins imparfaits.
« L’espoir à gauche ! »
Back door !
Fuck Off !
Bon voyage !
Avec votre espérance et vos partis et vos ordres et vos discours et vos requêtes car vous avez bien trop demandé au peuple pendant de longues et pénibles années, il m’est absolument impossible de vous crédibiliser de quelque honnêteté, intégrité et autre passe-droit sur mon être et ceux de ma famille.
Robert Hue… Sérieux…. Folie démesurée de l’homme et des gogols qui les écoutent car il y en a !
Dans les murs de mon appartement, je m’endormis et le faucon vint me prendre pour me conduire à nouveau dans la forêt d’émeraude de mon intellect, un coin secret où réside la paix. Peut-être cet endroit de quiétude infinie que l’on nomme… Dieu.
Amen.

Le passé

6 juillet 2009

Le soir m’indiquait qu’il n’est point trop tard pour ressasser les souvenirs chimériques de l’océan du globe, dont les vagues frappèrent dès mon plus jeune âge la complexité de mon intellect. Les week-end se suivent et se transforment comme l’eau de la mer, le salin des vagues immuables, humides, répétitives, échantillons de l’infini s’écrasant sur le sable de mon intérieur dévasté. Souvent je me suis avoué que les lanternes de mon illumination étaient à jamais éteintes. Le soleil me réchauffe le visage. J’erre dans la ville avec le nouvel ami indicible, profond, serviable, amical, artiste, orthodoxe. Il me met sur la voie de la cathédrale et je le suis sans crainte dans ma ville. Il est le guide de ma cité, de mon univers, fait d’échappements et de vacarmes. Puis, au détour d’une rue dans laquelle j’eus passé centaines de fois, je vis la beauté bâtie de main de l’homme. De main de l’homme habité. De main de l’homme sacramentel. Ce jour-là, la pluie ne fut point l’invitée du royaume des cieux, alors que dans ce rendez-vous entre bons gars, il était bienveillant, voire nécessaire de souligner que c’est la patience qui précéda le meeting point. Il est des points communs à chair humaine qui se télescopent dont les émanations, les radiations vibrantes, n’ont nul besoin d’un laps de temps fondamental afin de se proclamer… amis.

La mer une fois de plus, dans mon corps fracassé par les vagues, une mer imaginaire, celle de l’océan, de Soljenitsyne et d’ailleurs. Nous marchâmes dans la chaleur de la ville où empiétaient millions de citadins en furie. J’aurais aimé l’avoir pour moi la ville, pour moi seul afin de m’y perdre dans son antre. J’aurais aimé assassiner tous les envahisseurs qui n’eurent point besoin d’être dehors. J’aurais aimé exterminer les résidus de poubelles qui partout dans la ville comblent les trottoirs de leur saleté abominable, nous renvoyant au reflet de notre propre crasse. Nous avancions avec tranquillité dans le chaos urbain, le boucan des gares et la précipitation des autobus. CMC sur la route conseillé par T.J, et ce soleil qui n’en finissait plus de briller, de cramer nos peaux qui déambulèrent tant de kilomètres. Partout, l’agressivité du monde de la ville, du monde tout court, s’emparait de nos tympans. Où que nous allions, c’était la violence cachée qui nous scrutait à chacun de nos pas. C’est ainsi que je transpire la ville depuis toujours, avec méfiance et fascination. Les rais sur nos épidermes, le concept, l’apprentissage de l’amitié en besace ainsi qu’une certaine sérénité à recevoir le camarade de la fraternité sous notre toit. C’est de ces moments captivants que naît la véritable sensation du progrès sur la route de l’adulte, le chemin de l’homme, le retour à l’enfance.
Il est des astres bien complexes mais qui sur nos routes déposent les frères avec facilité. Que l’on puisse enfin s’entrechoquer. Que l’on puisse finalement se comprendre et constater l’humanité qui communique sous l’aile capricieuse de nos différences. Ce fut le jour où je me débarrassai des médias, de son tube cathodique, d’une certaine idée de la solitude, trop heureux d’avancer vers l’union parfaite, donc imparfaite. Ce fut le jour où pour une histoire d’icônes, la fraternité naissante nous permirent de trinquer, de lever le verre à la déroute de tous les nihilismes en acceptant fatalistes, leur pression, puisqu’il en est ainsi. Le jour déclinait sur la capitale et la gare, proche, accueillait les hommes en partance vers l’océan. Elle les accueillait ses malades du béton à la soif de travail et au salaire cloisonnés dans la ville. Ils couraient ces gnomes, comme des enfants afin de se reconnecter vers la mer qui les a crées. Aller proche de l’atlantique et de toutes les mers afin de décrasser ce mazout qui pollue, printemps, automne, hiver, quand les oiseaux ne chantent plus et les corbeaux s’exclament à l’unisson. Quand la mort rôde et le froid subsiste, quand les cimetières de la ville fraternisent avec la grisaille des murs. C’est ainsi que j’aimai déambuler, par toutes saisons, par toutes températures et tous traumas, conscients d’être là où je dois être en temps présent. Ce ne furent point les embouteillages de mon âme qui m’aidèrent dans la sérénité et la paix, en proie à toutes les résistances face au malin trop puissant.

C’était l’hiver dernier et je marchai manteau au vent, sous les déluges de la ville, de la gare, de l’océan à l’intérieur, le malin à l’extérieur essayant de me dominer, de me terroriser alors que je dérouillai sous ses coups. Je lui adressai mon ignorance, lui offrit mon mépris mais il ne lâcha point l’idée de me mettre en déroute puisque encore aujourd’hui, il triture mon essence aidé de tous ces vices, de tous mes vices. C’était l’hiver dernier, quand nos intelligences n’étaient encore qu’une précoce amitié virtuelle faite de tolérance et de découverte, d’ordinateur et de réseaux compliqués. C’était l’hiver dernier, lorsque j’étais envahi des interrogations les plus grandes concernant la ville, concernant l’océan, quand seul je me mis en marche contre le malin, éclairé par les douces réverbérations du soleil qui perçaient quelquefois, tamisé de leur lueur jaunâtre avalant mille pantone selon les horaires changeant des minutes qui s’égrenaient vers l’incontrôlable machine jour/nuit. Je marchai seul avec confiance dans le froid de l’hiver tourné vers le printemps, dilué vers l’été, sachant qu’il faut des jours de murmures avant qu’amitié ne se forge, ne se matérialise au jour j, à l’instant t, décidé par l’univers, enjoint du cosmos et de tous les astres.
Rouvrir ce blog ne fut pas mince affaire, je ne sais encore ce qu’il en ressortiras. C’est pourquoi je m’avance qu’il est peut-être ici, l’ultime billet ou le premier des ordres à vouloir statuer sur mon nouvel état d’homme. Où s’évapore l’énergie qui ailleurs se sent délaissée de tout amour, remplie de la plus opaque des grisailles, de la plus épaisse des machinations ?
La culpabilité n’engendrait rien de bon depuis qu’aidée du malin elle pondit ses œufs dans les cœurs malades qui jadis s’émerveillaient de pureté dans le royaume de l’enfance. Les enfants sont restés dans l’hiver, nullement tournés sur l’horizon du bleu de l’océan. Les enfants sont restés cloîtrés avec eux-mêmes, mais des batailles s’expriment encore. La lutte, bien qu’inéquitable, se déroule sur tous les fronts, c’est ainsi que je le constatai lors de ce samedi fait de soleil et de ville, de rivages et de fleurs, de béton et de vagues, entrecoupés de mots et d’échanges fraternels les plus purs. C’est ainsi que durant une journée, le malin resta hors de portée, loin de nous et de l’amitié. Certainement qu’il revint me hanter dès qu’à l’aube de ce jour nouveau, mon iris s’émerveilla sur ce monde imparfait à l’intérieur de ce lundi non moins bancal. Mais qu’importe ! vivre dans la totalité de la matière fusse-t-il au point de se familiariser à sa présence bien que jamais je ne le voulût. Je n’en sais rien. Je ne sais plus. Je suis perdu, bien que jamais, je ne me visse aussi serein. Dans la confusion des genres on retrouve des types comme moi, agressé des plus grandes certitudes me notifiant que plus l’on sait, moins l’on sait. C’était l’hiver dernier. Le moment propice pour contempler la mer, se perdre sur la ligne d’horizon du cobalt des flots, alors que sur les plages désertées de décembre, je crus entendre, il me semble, l’écho des cris en furie, le phonème hurlant de joie des enfants d’août, masqué par le vacarme des vagues dont l’océan vomissait en masse sur le sable, son extrême, sa puissante, sa putain de colère.
Puis j’en revins de cette mer, de ce salin, de ces réverbérations d’enfants m’ayant ramené - moi l’isolé du sable, alors que je méditais à l’amitié de samedi – à ma propre solitude, à l’enfant seul que je fus, lorsque sous l’unique arbre du jardin de mon enfance ce bout de rectangle quelconque, je rêvais à la mer et ses contes les plus fous. Je me souvins précisément de ces moments de pureté simultanément balayés par les radiations du soleil toujours présent sous ma coupe, me protégeant, avant de partir vers une terre inconnue où résidait le trésor caché de la vie idéale sur terre. Puis le temps passa : les heures, les jours et les semaines, les mois et les années et c’est le regard assiégé de toute part que je tremble encore aujourd’hui dans mon corps d’adulte, l’âme en berne de n’être point encore ce « kid » où la banlieue hurlante me protégeait de sa beauté aujourd’hui à jamais délaissée. J’ai soif de ce temps. Nonobstant, les souvenirs qui vibrent encore dans ma mémoire s’étiolent progressivement face à la machine broyeuse d’images de clichés les plus doux, me limitant à ma condition d’adulte, me conduisant par la main à l’apogée de ma destinée aux os déjà désintégrés, m’empêchant de chiper ça et là quelques réminiscences éteintes, que j’eusse pourtant le désir de faire renaître, une fois encore. Une ultime fois.

Ces dans les pas de samedi que je vis la lueur d’un monde nouveau se mouvoir. Je le vis là, présent en moi et autour de moi, alors que le cinéma du monde me projetait son scénario complexe. Je compris lors de la ballade fraternelle qu’il n’était nullement question d’ordinateurs et de réseaux mais de chair et de rencontres, toutes plus folles, toutes plus vivaces, toutes plus authentiques. Je rentrai seul, déambulant entre les agacés de la ville, me remémorant les évènements du jour déjà conditionnés dans le passé, preuve irréfutable de ma solitude. Je me rapatriai aux côtés de l’enfant seul qui méditait sous son arbre, psychotant sur le monde meilleur qui jamais ne fût, et je ne vis que mes membres se mouvoir entre les buildings anthracite, parmi le gris de la cité dénuée de bleu. Je ne vis que mes membres se déplacer avec difficulté sous la pression toujours plus forte des idéaux vaincus, des chimères de l’ailleurs, alors que le temps présent malgré sa noirceur, m’ouvrit peut-être les bras de l’incommensurable légèreté de l’être mais pourtant, je n’en saisissais point la chance. La lumière se tut. Je rentrai à la maison, mes iris rivés sur un verre de vin imaginaire. Finalement, ce dernier fut bien réel quand mes lèvres caressèrent de leur délicatesse le contour, d’où le contenu capable d’apaiser la soif, d’enivrer les sens, me calmait pour la nuit, alors qu’il eut suffi d’un geste brusque, vif, incontrôlé et l’objet c’eût transformé en lame, en bout de tranchant capable d’en finir avec la vie. J’avalai le précieux sang, puis je m’endormis. Avec l’amitié, l’hiver, l’océan, l’enfance, l’arbre, le vent et la vie.

Veille

9 juin 2009

Simplement pour vous signifier que le site était en veille depuis maintenant deux mois, pour diverses raisons personnelles, physiques et matérielles. Bien évidemment, cette base n’attend qu’un léger mieux afin de pouvoir opérer à nouveau. C’est-à-dire, dans le “bientôt” d’un futur proche.
À l’heure de la folie écologique, je garde donc cette formule dans une veille de lynx, prête à agir poétiquement, un jour nouveau réchauffé d’un soleil scintillant.
Cordialement.

Entre deux pôles

4 juin 2009

Entre deux pôles
Réchauffer l’un et l’autre
Soutien logistique commun
Bataille des hémisphères versus homme urbain
Entre deux pôles agissant dans l’encéphale
Os occipital fracassé, mauvais équilibre
Observer métros filants sans vie
Pourtant bondé, ignorant les âmes
Problème cuisant des morts-vivants
Vol du faucon, protection flore
Végétation en danger, supportant $
Éveille lumière antarctique
Problème enfoui, fond du coeur
Mal du pays, proies humaines asservies
Pasteur Chris gonfle Parole
Fous contractent lumière technologique
Question du salut remis en cause
Fausses rimes de gauche
Étrangeté, approuver purification interne
Vraie politique du combat
Dénonce fistules effarouchées
Déguerpir pôles vivants avant brisure
Équilibre, né Balance astrologique
Supporte comme Job
Osée transmit message
Nidification, observe aigle royal
Voler vers l’Espagne envahie
Socialisme rampant, Zapaterro livide
Faction volatiles, unifier les pôles
Rembrandt plus haut, poursuivre son oeuvre
Entre deux pôles, rectifier l’âme humaine
Cerveau gisant attendant verdict IRM
Prise de sang, biologie multiple
Hémoglobine déchue, avant-bras d’innocent
Visiter l’adolescente, réunifier ses pôles
Unir cellules, hommes malades
Assurément, joues creuses, créant soucis
Subir temps qui passe, éviter averse réparatrice
Purification, Jill Jones étreint Séraphin Queen
Quant à semence grandissante
Défendre putes du globe
Nouvelle poésie conquérante antarctique
Electrolux fusion, métal réconcilie atmosphère
Désigner coupables du grand mazout
Tisser lien fixe entre deux pôles
Nord-Sud, démonter l’ennemi
Immense scène, ultime solution
Couche d’ozone étudié
Occupation par l’Admusen-Scott
Invasion ricaine, bannière étoilée
Entre deux pôles, observe Hans Fergusson
Amsterdam, moines quinconce brasse levure
Servir 24 heures, communauté district
Embraser les pôles, chanteurs 7 octaves
Stupéfaction rarissime, bilan incomplet
Check Bruno B. dévaster dance-floor
Mélancolie amour déchu
Renouveler inlassablement, vie communautaire
Étudier sans cesse, mystère galactique
Racine distinguo facial
Vertige incommensurable lorsque foi éprouve
Ne plus pleurer perte d’équilibre
Renforcer l’otolite manquante, spirituel solidifie
Construction roc, produit fruit riche en devenir
Stupidité télévisuelle, biosphère assassine
Surface vitale, respire l’enculé fou des villes
Mégapoles armées, Kalache en bandoulière
Hémisphères catastrophes, balles perforant cortex

Inhale air du Sud, file
Exhaler Nord, prendre fuite
Aspirante liberté du rapace
Bec crochu, n’aspirer qu’une image
Condor de l’invisible
Préférer manifestation Royale
Condition d’humain éclatée
Broyé d’obligation, avale Chopin ressuscité
Ouie balayée, bpms sourds puissants
Caler son être entre deux pôles
Plaque de Glace oblige
Iceberg communautaire, certifié conforme
Élucider enfin l’équilibre
Propre mystère manquant
Assyriens, Perses, Romains
Auparavant, croyance en lui
Diurne, plume sacrée
Renouvelle prose millénium
Equilibrium Divin visualise
Calme, soudaine paix immunise hématologie
Seringue, avant-bras, revenir des morts
Souhaiter le fils prodigue
Qu’entre deux pôles
Père attend toute sa vie